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Comprendre et étiqueter son tableau électrique
On ouvre rarement le tableau électrique, et toujours au pire moment : un soir de panne, à la lampe du téléphone, devant vingt disjoncteurs sans étiquette. Le comprendre ne demande aucune compétence d'électricien, et l'étiqueter prend une heure.
Photo : Dmitry G, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons, recadrée
Lire le tableau
Tout en amont se trouve le disjoncteur de branchement, souvent à part, près du compteur. Il coupe toute la maison et limite la puissance de votre abonnement. Chaque rangée du tableau commence ensuite par un interrupteur différentiel, en général de 30 mA, qui surveille les fuites de courant vers la terre et protège les circuits de sa rangée. Derrière lui, les disjoncteurs divisionnaires, un par circuit (éclairage, prises, four, plaques, chauffe-eau), protègent les câbles des surcharges et des courts-circuits.
Quand « ça saute », regarder lequel a coupé oriente déjà vers la cause.
Étiqueter en une heure
Il faut une lampe et une deuxième personne dans les pièces. Coupez un disjoncteur, faites le tour, notez ce qui ne répond plus, réarmez, passez au suivant. Les circuits spécialisés (four, plaques, lave-linge, chauffe-eau) se reconnaissent à leur calibre plus élevé, 20 ou 32 A.
Écrivez lisiblement sur le tableau lui-même, puis prenez-le en photo. « Prises salon et bureau » aidera davantage que « P3 ». Notez la date à côté : après des travaux, il faudra recommencer.
Le bouton test
Chaque interrupteur différentiel porte un bouton marqué « T » ou « Test ». En appuyant, on simule une fuite de courant, et le différentiel doit couper aussitôt. S'il ne coupe pas, il ne vous protégera pas non plus le jour où un appareil défectueux mettra sa carcasse sous tension. Legrand, comme les autres fabricants, conseille de faire l'essai une fois par mois ; très peu de gens le font.
Prévenez la maison avant : la box et les horloges de la rangée vont s'éteindre.
Ce qui doit inquiéter
Un disjoncteur qui saute régulièrement sans raison apparente signale une surcharge chronique, ou un défaut qui commence. Une odeur de chaud, une trace brune ou un grésillement dans le tableau appellent un électricien rapidement. Un tableau sans différentiel, ou avec encore des fusibles à cartouche, trahit une installation ancienne à faire évaluer, tout comme une prise de terre absente, sans laquelle le différentiel ne peut pas jouer son rôle.
À la vente, l'état de l'installation électrique est obligatoire si elle a plus de quinze ans, et il relèvera ces points. Rien n'empêche de les regarder avant.
À garder près du tableau
La photo du tableau étiqueté, le nom de l'électricien qui l'a posé ou modifié, et une note qui dit où se trouve le disjoncteur de branchement s'il est ailleurs, au garage ou dehors près du compteur. Le voisin qui vient dépanner, un locataire ou le prochain propriétaire chercheront exactement ça.
Source : Legrand, « Tester un interrupteur différentiel ».
Le tableau dans Grean
Le dossier Grean du bien garde la photo du tableau étiqueté, le schéma s'il existe et le nom de l'électricien. Le diagnostic électrique de la vente se prépare plus facilement, et l'acquéreur comprend l'installation qu'il reçoit.
Préparer son bien avec GreanPublié le 5 septembre 2026.